Affichage des articles dont le libellé est sons. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sons. Afficher tous les articles

mardi 19 juin 2018

Bataille pour la carotte

Ma nouvelle animation, enfin !

C'est que ça n'a pas été sans mal. Il m'a fallu apprendre à modéliser et animer des personnages, utiliser la physique des tissus pour faire des vêtements, et tenter par dessus tout ça d'avoir à la fois une histoire qui se tient à peu près, un travail de composition, et une ambiance sonore, le tout dans un budget images limité histoire que le rendu puisse compléter avant les calendes grecques...

Parmi les principales difficultés rencontrées, l'animation et les vêtements, qui m'ont pris beaucoup de temps. La simulation des tissus, pour les vêtements, est particulièrement ardue, témoin ce manteau que Nounours perd dans la bataille lors de son saut : n'ayant jamais réussi à le lui faire garder, j'en ai été réduit à faire comme si c'était prévu par le scénario.

Ensuite, la musique, évidemment. Contrairement à mon animation précédente, j'ai tout fait en acoustique, avec un piano jouet, un ocarina, une flûte chinoise. et un verre heurté avec une cuillère (on fait ce qu'on peut). L'enregistrement et le montage de la musique avec Ardour était rudement intéressant, et je suis globalement satisfait de la musique, même si je pense cependant qu'elle ne colle pas assez bien avec le style de vidéo. Je pense que j'aurais fait mieux si j'avais eu sous la main un banjo et une flûte de pan (non que je sache en jouer, mais il y a toujours moyen de moyenner).

Pour les effets sonores, je me suis principalement servi chez FreeSound. Les sons sont très bons, mais c'est là que l'on se rend compte que le mixage, c'est aussi un métier. Donner l'impression que les sons appartiennent à la scène plutôt que d'être simplement rajoutés au dessus, voilà qui n'est pas évident.

Enfin, une fois qu'on a tous ces éléments, le montage est la partie facile. Je me suis même laissé aller à faire un générique de fin, qui présente les 3 personnages de l'animation en chair et en os, si l'on peut s'exprimer ainsi pour des jouets, modélisés dans Blender, et dans le film lui-même.

Et maintenant ? Peut-être un peu plus de C++, histoire de ne pas perdre la main sur l'architecture système à entités.

mercredi 13 juin 2018

Encore plus de magie ffmpeg

Je me suis plongé dans les tréfonds du Web pour comprendre s'il était possible d'enregistrer 2 sources audio dans le même fichier avec ffmpeg. Et la réponse est oui ! Alors, accrochez-vous.

D'une part, il faut enregistrer. Pour cela, il faut ajouter autant de sources que voulu avec des séries de -f pulse -i [votre source]. Pour la source, l'on peut utiliser les index que l'on retrouve avec la commande "pacmd list-sources", ou plus simplement mettre n'importe quel index et bidouiller ensuite dans pavuctrl pour sélectionner l'audio désiré. Voici donc comment j'ai pu capturer à la fois l'audio des applications (chez moi, index 16, correspondant au moniteur de mon casque) et le micro (chez moi, index 19, correspondant au micro).

Ensuite, il faut s'assurer que tous les flux, et pas seulement le premier, se retrouvent dans le fichier de sortie. Pour cela, il faut utiliser la commande "map", pour mapper les flux d'entrée (commodément décrits dans la sortie ffmpeg lorsque vous démarrez l'enregistrement). On laisse le défaut se débrouiller pour l'encodage, et l'on pousse tout ceci dans un conteneur qui sait faire du multi flux (c'est à dire, pas un bête .wav, mais du mkv par exemple).

Au final, cela donne cette commande:

ffmpeg -f pulse -i 16 -f pulse -i 19 -map 0:0 -map 1:0 output.mkv

En creusant un petit peu plus, il sera possible d'également capturer la vidéo, et d'avoir un encodage sans pertes, ce qui permettrait par exemple d'enregistrer un tutorial en étant capable par la suite de travailler le son des applications et du commentaire séparément, ce qui permet d'ajuster les niveaux, ou de faire des coupes. Je posterai la commande complète quand je l'aurai.

Blender VSE n'a pas l'air trop d'accord pour charger les différents canaux, mais Audacity semble en revanche parfaitement heureux, et devrait donc pouvoir être utilisé pour séparer les canaux dans des fichiers différents avant mixage.

mardi 29 mai 2018

Rencontre au sommet

Voilà un exemple de ce que je présentais dans le post précédent. Voici une image tirée d'une scène de mon animation. Notez l'effort de composition de l'image, avec la girafe au premier plan qui bloque le cadre à gauche, le nounours en arrière plan mais avec la mise au point sur lui, et enfin la carotte, qui est l'objet du conflit...

J'ai également commencé à penser à la musique. On ne fait pas mieux que Wagner (et Ennio Morricone !), je cherche donc des leitmotiv, des instruments à associer à chaque personnage, et comment combiner tout ça.

mardi 23 janvier 2018

Ardour, Jack et latence

J'ai traîné de nouveau mon piano électronique sur mon bureau histoire de jouer un peu avec Ardour. Je commence à saisir les subtilités de Jack et d'Ardour et j'ai maintenant un setup qui fonctionne. En particulier, je commence à comprendre les problématiques de latence.

La latence est principalement due aux tampons utilisés par Jack, et sur lesquels s'accumulent les signaux audio avant d'être envoyé vers les applications. En fonction de la taille et du nombre de tampons et de la fréquence d’échantillonnage, nous subirons une latence plus ou moins grande, que qjackctl a la gentillesse de nous indiquer. Ainsi, pour une fréquence d'échantillonnage de 48KHz et 2 tampons de 512 échantillons, la latence est de 21.3ms. L'on peut réduire cette latence, par exemple en diminuant la taille du tampon, mais alors l'on prend le risque d'avoir un dépassement de tampon et de se retrouver avec des bouts de notes qui manquent. Une machine plus véloce pourra se permettre des tampons plus petits, et il faudra donc jouer avec les paramètres pour trouver la meilleure valeur.

J'ai commencé par enregistrer avec 2048 échantillons, et c'était une catastrophe. À près de 100ms de latence, il était très difficile d'enregistrer quoi que ce soit. Déjà, il était hors de question d'avoir le retour midi dans les oreilles, le délai entre la pression de touche et le étant source de distraction (la documentation d'Ardour indique que les organistes sont les seuls instrumentistes à ne pas être gênés par la latence entre l'action et le son). Ensuite, même en passant la sortie MIDI et les autres pistes déjà enregistrées en silencieux et en se calant sur le métronome, les pistes ne s'alignent pas, et c'est moche.

J'ai donc fortement diminué le nombre d'échantillons, causant de catastrophiques dépassements de tampon.

Finalement, avec 512 échantillons, ma machine tenait le coup, et la latence n'était pas perceptible. Banco !

J'ai donc enregistré un petit morceau de test avec piano, guitare et basse. Les banques de sons fournies avec FluidSynth sont raisonnablement jolies pour ces instruments, mais je retravaillerai quand même le son avec Ardour, ne serais-ce que pour ajouter un poil de reverb.

mercredi 27 septembre 2017

Microphone

Cela faisait un petit moment que je rêvais d'un vrai microphone. Je me suis finalement laissé tenté par le Blue Yeti, plutôt par hasard. C'est un micro USB qui cible clairement les podcasteurs et les musiciens amateurs. Il fournit 4 modes d'enregistrement : la cardioïde, l'avant-arrière, la stéréo, et l’omnidirectionnel.

Première impression : que c'est lourd ! Au moins, ils ne nous vendent pas du vent. On branche, c'est facile, Ubuntu reconnaît le micro, ainsi que la sortie audio, car le micro est muni d'une prise jack pour écouteurs, avec probablement un DAC de bien meilleure qualité que celui de ma carte audio intégrée. Après, on enregistre, et là, on sent vachement la différence avec le micro pourri que j'avais sur mes écouteurs. Une belle gamme dynamique... Plus de bruit de fond... Enfin, plus de bruit blanc. On entend juste le murmure des ventilos de mon PC. Voici la même chose enregistrée avec un micro pourri au dessus, et le Blue Yeti en dessous. Y'a pas photo.

Après, on peut toujours appliquer la suppression du bruit de fond avec Audacity, et là, on entend vraiment plus rien. Fun !

Pour tester la latence, j'ai lancé une petite session Ardour, histoire de voir. Je me suis enregistré chantonnant sur les temps du métronome. Puis je me suis ré-enregistré par dessus, en me calant sur ce que j'entendais. En rejouant le tout, les deux voix se calent impeccable, et je ne perçois aucun décalage. C'était avec un noyau Linux non-temps réel, et Alsa plutôt que Jack, donc j'imagine que l'on doit pouvoir faire encore mieux, mais je ne compte pas non plus monter un studio complet d'enregistrement.

Finalement, d'où vient ce nom, "yeti" ? Il suffit de pousser le micro vers l'avant pour le voir :

Ceci dit, il donne l'impression de hurler de douleur en se bouchant les oreilles, ce qui est un peu curieux quand on veut vendre un microphone !

jeudi 27 avril 2017

Musique

C'est que ça a été douloureux, de sortir la fugue qui accompagne Léon le Philosophe. De fait, je me suis rendu compte que pour commencer à poser ses idées, papier (à musique !) et crayon étaient finalement plus pratiques que le clicodrôme avec Rosegarden (encore plus lorsque l'on a perdu toute inspiration après s'être battu pendant 10 minutes pour qu'il accepte d'émettre un son). À noter également, un piano jouet est très pratique pour composer (j'ai un joli Shoenhut rouge) et vérifier que la mélodique ou l'harmonie rend pareil dans la tête et IRL.

La composition elle même, c'est du sous-ersatz de Bach, inspiré des Brandebourgeois et de la toccata et fugue en ré mineur. Pour la postérité, je vous met mon brouillon, que j'ai ensuite transcrit et complété dans Rosegarden.

Bon, et en conclusion, les sons MIDI, c'est quand même rudement moche, et encore, j'avais arrangé les choses en ajoutant un peu de réverbération avec Audacity et en bidouillant le volume directement dans le séquenceur vidéo de Blender.

La solution, bien entendu, c'est d'embrasser ces sons robotiques et de faire de la musique électronique plutôt que du baroque. Il se trouve que pour Léon, j'avais envie de faire du baroque. On verra pour la prochaine vidéo !

mercredi 4 août 2010

Une nouvelle vidéo

J'étais content de voir l'installation des rails fonctionner, donc j'ai pondu une petite vidéo un poil plus construite que la précédente. Fondus au noir, musique "originale", et tout le toutim. Pour ceux que ça intéresse, j'ai utilisé Rosegarden pour la musique, et kdenlive pour l'édition. Il a fallu se battre un peu avec l'export, qui s'entêtait à coller la vidéo plus vite que la musique, mais au final c'est venu tout ensemble raisonnablement gentiment.



Les rails s'installent plutôt bien à partir du moment où l'on se contente de rendre des formes jolies. Pour l'efficacité, on repassera: il est au final assez difficile d'aller à un endroit donné. Par exemple, simplement continuer en ligne droite est plutôt malaisé. Il va donc falloir ajouter des outils pour visualiser tout cela un peu mieux, et fournir des modes de tracé de rail plus intuitifs. Peut-être la possibilité de poser ses vecteurs, puis de les ajuster pour voir le tracé, pourrait aider.

Je réfléchis également à la manière d'installer les gares. La question se pose entre avoir un type de gare fixe, ou permettre à n'importe quel bout de rail de devenir une gare, ce qui serait plus flexible, mais pas forcément plus clair pour l'utilisateur, et très certainement beaucoup plus compliqué à implémenter (allez rendre une gare jolie quand elle part dans tous les sens!). Il va falloir continuer à réfléchir.