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lundi 28 mars 2022

DCS World - Proton est mon ami (jusqu'à un certain point)

Pas redémarré DCS World depuis un bon moment, vu que je me concentrais plutôt sur le civil, mais ProtonDB me donnant de bonnes nouvelles, j'ai décidé de réessayer. La mise à jour du Mirage 2000, dont j'avais beaucoup entendu parler mais pas beaucoup vue, est tout à fait sympa, mis à part un défaut assez sérieux de la couche de compatibilité : la VTB (vision tête basse, c'est à dire l'écran principal du radar) reste complètement noire !

C'est peu pratique pour faire quelque chose de sérieux, malheureusement. Je n'ai plus qu'à espérer qu'une prochaine mise à jour du M-2000, de DCS ou de Proton corrige le problème.

En attendant, je me suis remis au P-51, mais c'est une bête que je trouve terriblement difficile à maîtriser : impossible de faire un virage un peu sec sans immédiatement partir en vrille. Je ne comprends pas comment il est possible d'aligner un ennemi.

Finalement, le civil, ça a du bon.

mercredi 30 décembre 2020

Ça vole !

Bonne nouvelle en cette fin d'année, tous les simus de vol fonctionnent !

D'une part, le passage vers Vulkan de War Thunder s'est plutôt bien passé. Il m'a fallu quelques jours pour me rendre compte que mon setup avec steam qui tourne sur son propre compte et que j'execute avec un "xhost +" passe parfois mal avel Vulkan, et qu'il me faut simplement (?) me connecter directement en tant qu'utilisateur steam pour que ça passe. Après quelques bugs graphiques rapidement corrigés par les développeurs, tou marche vraiment au poil. Seul problème, je suis toujours aussi mauvais, mais ça n'est pas la faute au jeu.

Après pas mal de bidouilles, c'est DCS qui re-marche maintenant ! J'ai probablement souffert de la même histoire de comptes séparés avec Vulkan, et il y eut un épisode où le système de license ne passait pas, mais la dernière Beta, promue en version standard, fonctionne impeccable. J'ai pu reprendre les vols en Mirage 2000 et les décrochages en P-45 (en combat, je n'arrive pas à faire grand chose d'autre avec cet appareil, misère !). J'ai dû baisser les graphismes en moyen plutôt qu'élevé, mais la qualité demeure tout à fait correcte.

Finalement, X-Plane continue de fonctionner comme une horloge. Un peu trop, peut-être, ce qui explique mon engoument récent pour la simu militaire ! Et bien sûr, bloquer 2 heures sans interruption pour faire un vol commercial est toujours un peu compliqué, quand dans War Thunder je peux m'éclater (dans tous les sens du terme) en 2 minutes chrono. J'attends cependant avec intérêt les appareils qui devraient bientôt sorir, comme le Falcon 8X.

dimanche 3 mai 2020

Ça y'est, j'ai mis le truc dans le machin !

C'était sport, mais j'ai enfin réussi à ravitailler en vol avec DCS World et le Mirage 2000 ! Comme quoi, l'entraînement finit par porter ses fruits. Les trucs qui m'ont bien aidé :

  • Le trim ! Quand l'avion est bien trimé horizontalement, les corrections sur le manche se font à peu près autour de la zone neutre, ce qui est bien plus reposant pour le bras, et semble plus intuitif.
  • Gérer sa manette des gaz en pompant autour d'un point d'équilibre correspondant à peu près à la vitesse cible. Pour accélérer, ajouter un filet de gaz, puis revenir au point d'équilibre. Pour ralentir, réduire un peu puis remettre les gaz. Cela aide à garder un petit différentiel de vitesse, et accessoirement à éviter de se prendre un réacteur en pleine poire.

Dans la petite dizaine de secondes pendant laquelle j'ai réussi à rester connecter, j'ai pu pomper environ 400 kg de fuel, ce qui est vachement généreux de la part de DCS. Dans la réalité, c'est plutôt 10 minutes pour faire le plein, et rester stable tout ce temps me semble bien au dessus de mes forces !

lundi 27 avril 2020

Encore 7 jours pour essayer tout un tas de modules gratuits sur DCS World

Depuis 1 semaine, DCS propose la plus grande partie de ses modules gratuitement, pour 2 semaines (ce qui nous laisse donc 1 semaine, si mes calculs sont justes). C'est l'occasion de tester tout un tas de modules pour lesquels on n'aurait pas forcément cassé sa tirelire, mais également pour la petite minorité qui fait tourner DCS sous Linux de vérifier si le module fonctionne avant de l'acheter.

J'avais donc l’œil fermement dirigé vers le JF-17, apparemment particulièrement bien modélisé, et je me suis empressé de le télécharger. Petite déception: autant l'avion fonctionne impeccable, autant j'ai chez moi des freezes systématiques dès que je veux quitter la mission, ce qui est un petit peu gonflant. Exit donc le JF-17.

Je zieutais également la carte Normandie, malgré des avis plutôt mitigés, histoire de donner un peu vie au P-51D. Là encore, déception : non seulement la carte (vendue 8 balles) ne suffit pas car il faut également le pack WW2 (hop, 25 balles supplémentaires), mais surtout, chez moi encore (ne généralisons pas!), impossible de charger la carte au sein du jeu, j'ai un freeze. Exit donc la carte Normandie, comme quoi j'ai bien fait d'essayer avant d'acheter.

Un autre module que je voulais essayer, c'est le FW-109, avion de la 2ème guerre mondiale, côté Allemand. Une fois passé la gêne de combattre pour les Nazis, le fait est que c'est un très bel avion, probablement bien plus aisé à prendre en main que le Mustang, ce qui ne m'empêche pas par ailleurs de me faire descendre en moins de 2. Belle bête donc, mais Nazi + 40 balles = grosse hésitation quand j'ai déjà le Mustang pour jouer. Ceci dit, pour quelqu'un qui n'aurait pas encore de warbird mais qui voudrait en faire, très bonne option.

Avec également des problèmes de chargement au niveau de l'A-10 et du F-16, c'est finalement assez décevant ! J'ai l'impression d'avoir eu beaucoup de chance que les modules que j'ai achetés sans avoir testé avant, soit le M-2000, le F-18 et le P-51D, fonctionnent très bien.

mercredi 15 avril 2020

DCS - Faire fonctionner les interrupteurs du Warthog Hotas - Un exemple avec le P-51D

C'est pas tout d'avoir tout plein de boutons sur la manette, mais encore faut-il pouvoir s'en servir !

La principale difficulté avec la manette du Warthog Hotas est de configurer correctement les interrupteurs à 2 ou 3 positions. En effet, contrairement à un bouton que l'on pousse, et qui envoie une impulsion, les interrupteurs sont soit en position fermée, et alors ils envoient un signal continu, ou en position ouverte, et ils n'envoient pas de signal. Sans configuration spécifique, cela donne de drôles de choses, comme par exemple de devoir pousser et tirer pour activer un système, et de pousser et tirer encore une fois pour le désactiver. Or, ce qu'on veut, c'est activer en poussant, et désactiver en tirant.

Ça tombe bien, parce que DCS World sait faire. Avec le mythique P-51D par exemple, il existe d'excellents bindings, comme celui là par exemple, mais souvent soit ils ne fonctionnent pas sur les versions plus récentes de DCS World, soit ils se basent sur le logiciel de configuration du Warthog TARGET, qui ne tourne pas sous Linux et dont j'aimerais donc me passer.

Heureusement, il existe un (très) long thread qui explique exactement comment faire pour configurer tout ça manuellement. Et pour s'y retrouver, vous n'aurez même pas besoin de tout lire ! En effet, un commentateur a eu la bonne idée de créer un PDF qui explique tout, et qui est disponible sur ce post.

L'approche est vraiment la plus agréable: tout comme certains modules (par exemple le Mirage 2000) fournissent de nombreuses commandes du type "machin ON else OFF" qui réagissent très bien avec les interrupteurs du HOTAS (ou du 3M comme un dit en français), l'idée est d'ajouter nos propres "machin ON else OFF" afin de les retrouver dans le menu de configuration des commandes et de pouvoir y lier des interrupteurs.

Il faut donc aller modifier le fichier "default.lua" situé dans le sous-répertoire Input/.../Joystick de votre module (pour le P51-D, par exemple, il est situé dans Mods/aircraft/P-51D/Input/P-51D/joystick). Dans ce fichier, il faut retrouver les commandes qui nous intéresse, et créer une nouvelle version de ces commandes, avec un nouveau nom (par exemple en rajoutant le ON else OFF) et peut-être bien une nouvelle catégorie (je mets tout dans "Custom" histoire de m'y retrouver ensuite). Voici par exemple les lignes que j'ai rajouté:

{down = device_commands.Button_11, up = device_commands.Button_11, cockpit_device_id  = devices.ENGINE_SYSTEM, value_down = 0.0, value_up = 0.1, name = _('Mixture IDLE CUT OFF else RUN'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_11, up = device_commands.Button_11, cockpit_device_id  = devices.ENGINE_SYSTEM, value_down = 0.2, value_up = 0.1, name = _('Mixture EMERGENCY FULL RICH else RUN'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_8, up = device_commands.Button_8, cockpit_device_id  = devices.K14_GUNSIGHT, value_down = 1.0, value_up = 0.0,  name = _('Gunsight gyromotor power ON else OFF'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_7, up = device_commands.Button_7, cockpit_device_id  = devices.FRONT_SWITCH_BOX, value_down = 1.0, value_up = 0.0, name = _('Gun safety switch GUN CAMERA SIGHT else OFF'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_2, up = device_commands.Button_2, cockpit_device_id  = devices.FRONT_SWITCH_BOX, value_down = 0.3, value_up = 0.0,  name = _('Ignition switch BOTH else OFF'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_11, up = device_commands.Button_11, cockpit_device_id  = devices.FRONT_SWITCH_BOX, value_down = 0.3, value_up = 0.0, name = _('Bomb-rocket selector switch ROCKETS else SAFE'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_11, up = device_commands.Button_11, cockpit_device_id  = devices.FRONT_SWITCH_BOX, value_down = 0.2, value_up = 0.0, name = _('Bomb-rocket selector switch BOTH else SAFE'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_7, up = device_commands.Button_7, cockpit_device_id  = devices.WEAPON_CONTROL, value_down = 0.0, value_up = 0.1, name = _('Rockets release control switch OFF else SINGLE'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_7, up = device_commands.Button_7, cockpit_device_id  = devices.WEAPON_CONTROL, value_down = 0.2, value_up = 0.1, name = _('Rockets release control switch AUTO else SINGLE'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_12, up = device_commands.Button_12, cockpit_device_id = devices.ENGINE_CONTROL_PANEL, value_down = 1.0, value_up = 0.0, name = _('Fuel Booster ON else OFF'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_10, up = device_commands.Button_10, cockpit_device_id  = devices.ENGINE_CONTROL_PANEL, value_down = 1.0, value_up = 0.0, name = _('Starter Switch Cover Close else Open'), category = _('Custom')},
{down = device_commands.Button_3, up = device_commands.Button_3, cockpit_device_id  = devices.FUEL_SYSTEM, value_down = 1.0, value_up = 0.0, name = _('Fuel shut-off valve ON else OFF'), category = _('Custom')},

Prenons par exemple le plus simple, le "Gunsight gyromotor". J'ai simplement recopié la ligne du gyromotor, ajouté un up = device_commands.Button_8, un value_up = 0.0 pour indiquer que je veux retourner à la valeur 0.0 (c'est à dire off) lorsque l'interrupteur repasse à zéro, et j'ai changé le nom et la catégorie. Ensuite, au sein du jeu, je peux voir dans la configuration des commandes une nouvelle catégorie ("Custom", ou "Personnalisé" car il semble que j'ai choisi une catégorie pour laquelle il a une traduction), mon nouveau "Gunsight gyromotor power ON else OFF". Je le lie à l'interrupteur qui va bien, et youpie, on a un interrupteur qui fonctionne !

C'est parfois un poil plus compliqué pour d'autres commandes, pour lesquelles il va falloir retrouver la bonne valeur pour le value_down en s'inspirant des autres commandes déjà fournies, mais dans l'ensemble ça se fait très bien.

Je n'ai plus qu'à faire une nouvelle plaque laminée pour le P-51D !

vendredi 13 mars 2020

DCS - Ravitaillement en vol

Cela fait plus d'une semaine que je passe une partie de mes soirées à tenter de faire un ravitaillement en vol en Mirage-2000 dans DCS. Quelle plaie !

C'est vraiment difficile : l'approche vers l'avion ravitailleur se passe plutôt bien, j'arrive à être à peu près stable à quelques mètres du panier, mais alors, pour finaliser, il n'y a plus personne. La difficulté est que chaque action sur les commandes modifie plusieurs paramètres : l'on approche par exemple un poil bas du panier, alors on tire sur le manche, mais cela ralentit. On donne un poil de gaz, et pouf, on se retrouve au dessus et devant l'avion. Non seulement ça se joue au pouillème, mais en plus il faut apprendre a coordonner le manche, la manette et le palonnier d'une manière plutôt contre-intuitive pour aller viser dans le panier à 10 centimètres près.

Ça me rend complètement fou.

vendredi 21 février 2020

Tacview, DCS World et Linux

Il ne m'a pas fallu beaucoup de temps à faire du combat air/air dans DCS World pour comprendre l'intérêt de l'outil Tacview. En effet, lorsque l'on commence à comprendre les tactiques d'approche et d'évitement, on aimerait bien comprendre comment on a pu se faire dégommer par ce missile venu de nulle part. L'approche de Tacview est de fournir un petit plugin à DCS World (et X-Plane, et de nombreux autres softs de simu aérienne) qui enregistre les paramètres du vol, et qui permet de les rejouer dans leur interface, et donc d'observer manœuvres, départ (et arrivée !) de missiles, et ainsi de suite.

Maintenant, Tacview, c'est Windows-only. Mais de nos jours, Windows-only, c'est tout relatif. Alors, je n'avais pas spécialement envie de me lancer dans une complexe configuration de Wine, mais heureusement, Tacview est disponible directement dans Steam, et on peut donc laisser Steamplay faire sa magie (qui consiste, comme nous le verrons plus tard, à créer pour chaque application une espèce de chroot Windows minimal avec ses dépendances).

Tacview ayant démarré comme un grand, reste encore à enregistrer ses vols DCS World. Normalement, l'installeur trouve DCS World et copie les scripts au bon endroit, mais là, il est dans sa petite chroot Windows. Il faut donc copier manuellement les scripts. C'est expliqué sur le site Tacview, il faut donc l'adapter à ProtonDB. Il suffit de faire ceci, depuis la racine de son répertoire home (en supposant que c'est là qu'est le répertoire .steam qui contient les jeux) :

cp ~/.steam/steam/steamapps/common/Tacview/DCS/* ~/steam/steamapps/compatdata/223750/pfx/drive_c/users/steamuser/Saved\ Games/DCS/

Alors, qu'est ce que ça fait ? Ça copie le plugin DCS dans la chroot Windows (certains parlent de préfixe) de DCS World, le numéro magique, 223750, étant l'ID de l'application DCS World. Et là, en démarrant DCS World, on voit bien le plugin dans les options spéciales. Tout va bien !

Après un petit vol, on peut vérifier l'existence d'un fichier .acmi dans le répertoire "~/.steam/steam/steamapps/compatdata/223750/pfx/drive_c/users/steamuser/My Documents/Tacview", qui est donc dans le "My documents" du préfixe de DCS World. Sauf que forcément, depuis Tacview, on ne voit rien (puisque lui est dans son propre préfixe. Faut suive !). Une solution simple consiste simplement à faire un lien symbolique Tacview. Par exemple:

cd "~/.steam/steam/steamapps/compatdata/1174860/pfx/drive_c/users/steamuser/My Documents/Tacview"

ln -n "~/.steam/steam/steamapps/compatdata/223750/pfx/drive_c/users/steamuser/My Documents/Tacview" DCS

Et là, depuis Tacview, l'on peut charger un fichier, aller dans "My documents", puis dans le répertoire Tacview, puis dans le répertoire DCS, et hop, les vols sont là !

samedi 4 janvier 2020

Warthog HOTAS

C'est l'événement de ce début d'année, le Père Noël ayant été généreux, je suis maintenant l'heureux possesseur d'un Warthog HOTAS (pour "hands on throttle and stick", c'est à dire un joystick et une manette des gaz) et d'un palonnier TFRP. Et ça change la vie, aussi bien dans X-Plane que dans DCS World (et aussi dans Kerbal Space Program, mais on y reviendra).

Le HOTAS est de toute beauté, bien lourd, avec tout plein de boutons partout pour tout configurer comme on a envie. La manette des gaz vient avec deux poignées pour les gaz, un axe supplémentaire bien pratique pour les volets, et tout un tas de boutons que j'ai configuré dans X-Plane pour les trains d'atterrissage, le frein de parc, l'ouverture de la verrière (fun !), ou encore l'inversion de poussée des réacteurs et l'armement des aérofreins.

Le joystick, lui, monté sur une énorme plaque de métal, ne bougera pas. Muni d'un nombre impressionnant de boutons et de chapeaux, réplique du véritable A-10 oblige, on le sent bien dans la main et c'est un plaisir de faire les atterrissages manuels de gros porteurs.

Le palonnier, lui, est nettement moins impressionnant (mais nettement moins cher aussi). J'ai longuement hésité entre cet entrée de gamme et d'autres beaucoup plus sérieux, comme le MFG Crosswind, ou encore le Slaw Device, mais mon choix se confirme comme étant le bon: à moins de faire de l'hélico, là où la précision des pédales est fondamentale, ou beaucoup de GA (general aviation, c'est à dire pas de l'avion de ligne), c'est vraiment overkill. Pour gérer quelques virages avant et après la phase en pilote automatique, et pour le roulage, c'est amplement suffisant, surtout si l'on contrôle la roulette de nez avec la molette située sur la manette des gaz (qui manque cependant de précision, probablement le seul point noir de la manette).

Reste qu'il faut passer du temps à configurer tout ça. En particulier, il est à noter que les boutons métalliques à deux ou trois états ont généralement un état de moins: c'est à dire que l'enclencher correspond à une pression de bouton, et le dés-enclencher correspond au relâchement du bouton. Ce qui veut dire que si vous mettez, par exemple, la montée du train d'atterrissage sur la position haute, vous n'avez par défaut pas de position basse dans l'interface X-plane, par exemple, pour y configurer la descente du train d'atterrissage.

La solution officielle est d'utiliser le logiciel de configuration fourni par Thrustmaster, qui ne fonctionne que sous Windows. Heureusement pour nous autres Linuxiens, X-Plane comme DCS World proposent des fichiers de configuration supplémentaires pour créer des boutons virtuels correspondant aux positions relâchées de tous les boutons (voir les explications ici). Dans X-Plane version 1.41, le fichier pour Linux (HOTAS Warthog Throttle - Linux.joy) est incomplet, et il faut le compléter avec le fichier pour Windows (Joystick - HOTAS Warthog - Windows.joy). J'ai donc gardé l'en tête du premier, puis le corps du deuxième, et tout marche impeccable (à part un échange des axes gaz et volets, mais c'est bénin).

J'ai maintenant hâte de continuer à configurer mon HOTAS aux petits oignons pour X-Plane, et de commencer sérieusement à l'utiliser avec DCS World. Quant à Kerbal Space Program, les problèmes de contrôleurs sous Linux semblant avoir été résolus, ce sera l'occasion de tester en profondeur.

jeudi 29 août 2019

Steam, Proton, Linux, et DCS World

J'ai fini par découvrir qu'à côté de la simulation de vol civil, il y avait aussi un sacré poids lourd de la simulation de vol militaire, nommé DCS World. Construit autour d'un cœur gratuit, le principe est d'acheter des modules payants (plutôt chers au demeurant) proposant des avions, des lieux ou encore des missions, et d'aller larguer bombes et missiles seul ou à plusieurs. Bien que fournissant niveaux de difficulté ajustables et aides en tous genres, l'accent est mis sur le réalisme et l'immersion (au point que certains youtubers fournissent plusieurs heures de tutoriels vidéo rien que pour faire démarrer un Mirage 2000...).

Rudement intéressant, moi qui justement trouvait que X-Plane manquait un poil de chasseurs (le Rafale est incroyable pour un gratuit, mais n'a tout de même rien à voir avec le M-2000 ou l'A10 de DCS World), c'est l'occasion de voler dans des zincs un peu différents. Seulement... DCS World n'est disponible que sous Windows...

Alors, il y a de cela pas si longtemps, Valve a officiellement lancé le projet Proton, qui, si j'ai bien compris, vise à compléter et optimiser Wine, en particulier les appels DirectX à émuler vers de l'OpenGL ou du Vulkan, tout cela dans le but de pouvoir faire tourner ses jeux Windows directement sous Linux.

Certains jeux supportent officiellement Proton, tandis que d'autres sont justes répertoriés comme fonctionnant plus ou moins bien. Et justement, ProtonDB dit que DCS World fonctionne très bien, pour peu qu'on bidouille un petit peu avec protontricks, qui installe les dépendances qui pourraient manquer.

Et en effet, ça marche du tonnerre. En plein écran (1920x1080), avec les détails au max, eh beh ça tourne à 45 images par seconde, et X-Plane ne peut pas en dire autant.

Yay, DCS.exe dans mon Ubuntu !

Les contrôles fonctionnent impecc, tout du moins avec une manette de jeu. Maintenant, il faudrait essayer avec joystick, manette des gaz et palonnier, ainsi qu'avec un casque VR, mais c'est peut-être pousser les choses un peu loin avec son conjoint.